Études de cas

Hémorragie post-partum

Le problème :

Une équipe obstétrique a eu recours aux enseignements tirés d’un atelier AMPROOB organisé lors de la deuxième année du programme pour parvenir à la conclusion que la dispersion du matériel nécessaire pour traiter les hémorragies post-partum (HPP) ne permettait pas de réagir efficacement en cas d’urgence. Une solution rapide s’imposait étant donné qu’il faudrait réagir promptement en présense d’une telle urgence.

La solution :

Grâce à l’atelier AMPROOB, l’équipe interdisciplinaire a pu envisager tout un éventail de solutions et a fini par proposer l’utilisation d’un chariot pour centraliser le matériel d’urgence et le rendre mobile. Pour concevoir le chariot, il a fallu mettre en place une collaboration interprofessionnelle entre les infirmières, les obstétriciens, les médecins de famille et les inhalothérapeutes. Cela a permis de réunir tout le matériel nécessaire pour garantir un maximum d’efficacité.

Les résultats :

Une plus grande efficacité :
L’utilisation du chariot permet de gagner du temps et de réduire les moments de panique vécus par le personnel des urgences en veillant à ce qu’il ait accès à tout le matériel nécessaire sans avoir à le chercher.
De nombreux effets positifs :
On a amélioré le chariot en ajoutant du matériel dans d’autres tiroirs, ce qui permet de répondre à diverses urgences en plus des HPP, comme les crises d’épilepsie.
Un changement de culture :
Les membres multidisciplinaires du personnel de première ligne ayant participé à la conception du chariot ont réussi à faire évoluer la manière de raisonner en cas d’urgence. Une urgence telle qu’une HPP, associée à un haut niveaude panique, a permis de rapprocher les praticiens qui savent désormais que tout le matériel et les algorithmes AMPROOB sont là pour les aider à réagir dans n’importe quelle situation.

Césariennes

Le problème :

Une équipe obstétrique travaillant dans une collectivité en pleine croissance s’est rendu compte que l’augmentation des naissances entraînait une hausse du nombre de césariennes et que cette tendance se perpétuerait, à moins qu’elle ne prenne des mesures pour réduire le nombre d’interventions. En fait, le taux de césarienne est passé de 25 % en 2005 à 29,6 % en 2010, ce qui se situe au-dessus de la moyenne canadienne.

La solution :

En 2010, l’équipe de base AMPROOB a mis sur pied un groupe de travail chargé d’élaborer des stratégies visant à réduire le taux de césarienne et de déterminer, mettre en œuvre et évaluer un éventail d’interventions fondées sur des données probantes afin d’examiner les raisons expliquant ces tendances, avec pour objectif à long terme de réduire de 5 % le taux de césarienne.

Les résultats :

Une diminution importante du taux de césarienne :
L’équipe a dépassé son objectif initial qui consistait à ramener le taux de césarienne à 25 %.
Un suivi continu :
La mesurabilité est intégrée dans la pratique quotidienne, les taux et les indicateurs faisant l’objet d’un suivi et d’un compte rendu mensuels. Ainsi, si les taux de césarienne et de déclenchement du travail dépassent les objectifs définis pendant deux mois de suite, l’équipe cherche des contre-mesures pour revenir au seuil fixé.
Une résolution des problèmes axée sur la collaboration :
L’équipe de base AMPROOB a appris à résoudre les difficultés de manière collaborative, en recourant aux pratiques exemplaires et à de nombreuses aptitudes en résolution de problèmes. Cette démarche a été partagée avec tout le personnel.
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Au-delà de l’obstétrique

Nous pouvons appliquer une démarche similaire à celle que nous suivons en obstétrique sur le plan de la communication et du travail d’équipe aux services connexes de maternité et de soins aux nouveau-nés et même aux autres unités hospitalières comme les soins d’urgence, les soins intensifs, la cardiologie et les autres services spécialisés dans la gestion des risques.